Sexualité douloureuse : un sujet délicat, pour les patientes… et pour les soignants
La sexualité ne fait pas seulement partie de la vie de nos patientes : elle fait aussi partie de nos vies de soignants, avec nos propres histoires, nos limites, nos tabous. Il est logique que ce sujet puisse nous mettre en difficulté, surtout quand il s’agit de douleurs.
Le sujet peut être délicat à aborder, même quand on a conscience que la sexualité fait pleinement partie de la santé. Avec nos propres limites, mais aussi à cause d’un manque de formation spécifique, de la peur d’être intrusif, de l’absence de temps et de protocoles de soin clairs, etc. Les freins sont réels, et rarement uniquement individuels.
Résultat : des patientes vivent avec des rapports douloureux, un vaginisme, une vulvodynie ou un SGUM invalidant, sans que le sujet soit posé en consultation, faute de cadre.
Cette situation ne signe pas un “désintérêt” des pros ; elle souligne une lacune structurelle du système de soin. L’objectif ici est de proposer quelques repères simples, réalistes, pour intégrer la sexualité douloureuse à la pratique, surtout pendant le Sexual Health Awareness Month (et oui, septembre est le mois de la santé sexuelle !).
Panorama synthétique des causes de douleurs sexuelles
Sans entrer dans le détail, quelques repères utiles à connaitre autour des causes possibles des dyspareunies :
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Causes locales / vulvaires : vulvodynies, vestibulodynie, lichen scléreux, cicatrices, irritations liées à certains produits ou protections hygiéniques.
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Causes vaginales / pelviennes : endométriose, adénomyose, fibromes, congestion pelvienne / varices, prolapsus, infections, cicatrices pelviennes, hypertonie musculaire.
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Dyspareunie liée à la lubrification : sécheresse, SGUM, traitements hormonaux ou oncologiques, atrophie, vaginale.
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Vaginisme / troubles du tonus périnéal : hypertonie, contractions réflexes, difficultés d'examen, schémas de protection.
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Facteurs psychosexuels : peurs, traumas, contextes relationnels, scripts sexuels rigides, anxiété anticipatoire, cercle vicieux de la douleur.
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Facteurs mixtes : combinaisons fréquentes (par exemple, troubles digestifs + vaginisme + irritations répétées des muqueuses). Dans la pratique, il est rare de réduire une dyspareunie à une seule cause.
Ce panorama ne vise pas à ce que chaque soignant·e devienne expert de tout, mais à donner des mots‑clés pour orienter vos recherches, vos formations et vos explorations, en lien avec votre patiente et les autres pros de santé qui l’accompagnent.
Des leviers pratiques pour la consultation
1. Ouvrir la porte avec des questions simples
À chaque consultation, quelques questions peuvent être intégrées à l’anamnèse, sans allonger énormément le temps :
- « Sur le plan des rapports, y a‑t‑il des douleurs ou des gênes dont vous souhaiteriez parler aujourd’hui ? »
- « Est‑ce que la sexualité est satisfaisante pour vous sur le plan du confort, ou y a‑t‑il des choses qui posent problème ? »
- « Y a‑t‑il des examens ou gestes gynécologiques qui ont été particulièrement douloureux pour vous ? »
Ces formulations posent la sexualité comme dimension de la santé et laissent la décision à la patiente d’ouvrir le sujet ou non. Il est également utile de proposer une cotation de la douleur (de 0 à 10), pour en mesurer l’évolution au fil du temps.
2. Nommer le tableau et proposer une trajectoire
Une fois quelques éléments recueillis, nommer le tableau (“dyspareunie”, “difficulté de pénétration évoquant un vaginisme”, “vulvodynie possible”, etc.) peut suffire à légitimer la souffrance et à entamer ou poursuivre un parcours de diagnostic et de soin.
Même si vous ré‑orientez vers plus spécialiste, proposer une trajectoire claire pour les prochaines étapes est précieux. Par exemple, un parcours en 3 temps pour le diagnostic :
- Bilan somatique (gynécologique, dermatologique, infectieux, SGUM).
- Évaluation périnéale (hypertonie, schémas de protection, douleurs à l’examen).
- Travail sexologique / psychologique sur le vécu, la communication et les scripts sexuels.
3. Définir un·e référent·e de parcours
Pour éviter que la patiente se retrouve seule avec plusieurs adresses, il peut être utile de désigner un·e référent·e : soit vous, si vous avez la place dans votre pratique, soit une collègue (sage‑femme, gynécologue, médecin généraliste) qui accepte ce rôle. L’essentiel est que la patiente se sente écoutée, considérée, accompagnée, et qu'elle puisse avoir une personne vers qui se tourner si elle se sent perdue.
La vocation du référent n’est pas de tout traiter lui‑même, mais de :
- vérifier que chaque piste explorée est lisible pour la patiente ;
- éviter la multiplication de gestes / examens redondants ;
- aider à coordonner les étapes et les retours des différents pros ;
- ajuster les priorités selon les retours de la patiente.
4. Intégrer des outils centrés sur la sexualité dans votre “boîte à outils”
En plus des traitements et de la rééducation, certains outils concrets peuvent être proposés :
- anneaux de pénétration (OhNut, Bumpi) pour limiter la profondeur ou absorber une partie des impacts ;
- lubrifiants adaptés, non parfumés, sans irritants ;
- coussins de confort ou supports d’assise, adaptation des positions ;
- jouets pour l’exploration de sensations agréables seule ou avec partenaire ;
- supports d’inspiration pour les pratiques non pénétratives ;
- outils d’auto‑observation de son plaisir.
Présentés comme éléments à part entière du protocole, ces outils peuvent améliorer la qualité de vie sexuelle, même avant la résolution complète des mécanismes sous‑jacents.
Intima Rescue , un outil complémentaire
Dans de nombreux contextes de dyspareunies (vulvodynies, SGUM, pathologies dermatologiques, vaginisme, etc.), ainsi que pendant les examens et les soins (massages, dilatateurs, usage d’outils de rééducation, etc.), Intima Rescue est le partenaire idéal du parcours médical. Proposée comme soin local 4‑en‑1 (apaise, hydrate, protège, réparte), notre huile‑soin formulée pour muqueuses sensibles, référencée au Vidal, 100% d’origine naturelle et sans perturbateurs endocriniens, est l'outil parfait pour accompagner les patientes dans l’ensemble de leurs protocoles de soin. Ces deux actifs brevetés, la Passioline et l'Alpha-bisabolol, ont été reconnues pour leurs propriétés apaisantes, cicatrisantes et anti-inflammatoires.
Si vous souhaitez en savoir plus sur nos recommandations d’usage d’Intima Rescue dans les parcours de soin, vous pouvez nous écrire. Nous partageons, sur demande, des fiches de protocoles d’usage pour différentes typologies de patientes, afin que vous puissiez toujours savoir comment intégrer au mieux Intima Rescue dans vos protocoles.