Perturbateurs endocriniens et cancer : pourquoi les éviter et comment protéger sa peau et sa vulve ?

Perturbateurs endocriniens et cancer : pourquoi les éviter et comment protéger sa peau et sa vulve ?

À l'annonce d'un cancer, une consigne revient souvent : éviter les produits contenant des perturbateurs endocriniens. Mais que sont-ils, pourquoi comptent-ils autant à ce moment-là, et comment les repérer ? Pendant les traitements, la peau et les muqueuses intimes sont à la fois plus fragiles et plus perméables. Les soigner reste essentiel, à condition de bien choisir ce qu'on y applique.

« Évitez les perturbateurs endocriniens » : une consigne fréquente, rarement expliquée

Juste après l'annonce d'un cancer hormono-dépendant, beaucoup de femmes entendent cette recommandation. Puis elles se retrouvent seules dans  leur salle de bain, devant leur produits : des listes d'ingrédients interminables, en latin, impossible à décrypter.

Si vous vous êtes sentie perdue, c'est normal. Ce n'est pas un manque de vigilance de votre part, ni de celle de votre médecin : connaître chaque ingrédient cosmétique est un métier à part entière, et les formules changent sans cesse. Il n'existe donc pas de liste toute faite. Mais quelques repères simples permettent d'y voir clair.

Perturbateurs endocriniens : de quoi parle-t-on ?

Les perturbateurs endocriniens sont des substances qui ont la capacité de perturber le fonctionnement hormonal. Ils peuvent imiter l'action d'une hormone, la bloquer ou modifier sa production. On en trouve dans les plastiques, les pesticides, l'alimentation et aussi dans beaucoup trop de cosmétiques.

Dans nos produits de soin, ce sont surtout certains conservateurs qui sont en cause, comme les parabènes, ainsi que les phtalates.

De façon générale, privilégiez les formules très courtes. Elles limitent aussi les ingrédients irritants, comme l'alcool ou le parfum. Sur une peau fragilisée par les traitements du cancer, tout devient beaucoup plus agressif.

Pourquoi la vigilance compte encore plus pendant et après un cancer

  1. Les traitements agissent sur les hormones. Pour les cancers du sein hormonodépendants, l'hormonothérapie, souvent prescrite 5 à 10 ans, bloque la production d'œstrogènes. Appliquer chaque jour des substances capables d'imiter son action (phyto-oestrogène) va à contre-courant du traitement.

  2. La barrière cutanée est affaiblie. La chimiothérapie cible les cellules qui se renouvellent vite : celles du cancer, mais aussi celles de la peau, des ongles, des cheveux et des muqueuses. L’hormonothérapie entraîne une chute des œstrogènes et induit une ménopause chimique. La structure même de la peau. est alors affaiblie. Plus sèche, plus fine et plus sensible, elle ne remplit plus correctement son rôle de barrière protectrice et devient plus perméable aux substances qu’on lui applique.

  3. Les muqueuses intimes sont très perméables. La vulve joue un rôle de protection à l’entrée du vagin. Quand elle devient plus fine et déshydratée, elle rend tout l'écosystème intime vulnérable. Cette fragilité peut favoriser les mycoses et d’autres infections. Choisir des soins intimes adaptés pendant les traitements est donc essentiel pour ne pas irriter davantage cette zone déjà sensibilisée.

Pendant une chimiothérapie, notre système immunitaire est considérablement affaibli. Une peau ou une muqueuse irritée devient une porte d'entrée pour les infections.

Prendre soin de sa peau et de ses muqueuses, un geste de santé

Éviter les perturbateurs endocriniens ne veut pas dire renoncer aux soins. C'est même l'inverse : pendant les traitements, la peau et les muqueuses ont plus que jamais besoin d'être hydratées, nourries et protégées.

L'hormonothérapie : sans œstrogènes, la peau produit moins de collagène, d'élastine et d'acide hyaluronique. Les muqueuses s'affinent et le microbiote vaginal, qui a besoin d'un milieu acide pour nous défendre, se déséquilibre. On parle de syndrome génito-urinaire de la ménopause (SGUM) : sécheresse, douleurs, sensations de brûlure, infections urinaires...

Une sécheresse installée ne se résorbe pas seule. Elle passe du tiraillement aux démangeaisons, puis à la rougeur et à la douleur. À force, les nerfs de la zone deviennent hypersensibles et la douleur s'entretient d'elle-même. Nous, soignants, le constatons souvent : plus on agit tôt, plus on évite cette cascade. Si vous hydratez votre visage, sachez que vos muqueuses en ont beaucoup plus besoin!

Comment repérer un soin sans perturbateurs endocriniens ?

  1. Retournez le produit. Plus la liste d'ingrédients est courte, plus le tri est simple et plus le risque diminue.

  2. Préférez les formules peu transformées. Une formule sans eau a besoin de beaucoup moins de conservateurs. Les huiles végétales bien connues, comme le chia, le sésame ou le chanvre, ont des propriétés apaisantes et restructurantes documentées.

  3. Écartez le superflu. Parfums de synthèse, colorants, additifs de texture : moins il y en a, mieux c'est pour une peau fragilisée.

  4. Utilisez les bons outils. Les applications Yuka et INCI Beauty notent les produits et signalent les ingrédients les plus problématiques. Un labels bio exigeant, comme Cosmébio, donnent un premier repère.

  5. Faites confiance à la transparence. C'est le choix de notre partenaire Les Bénéfiques, première marque de cosmétiques open source. Cette démarche est née pendant le cancer de sa cofondatrice, Nathalie : face à des étiquettes illisibles, elle a voulu des soins dont on connaît chaque ingrédient. Leurs formules sont affichées au gramme près sur l'emballage : vous savez exactement ce que vous appliquez. Et, comme pour Womanology, tout est fabriqué en France, à partir d'ingrédients végétaux simples, sans aucun ingrédient controversé evidemment.

Les bons gestes au quotidien

  1. Hydratez vos muqueuses dès le début des traitements, sans attendre d'avoir mal. 

  2. Hydratez, puis protégez la peau du corps. Un soin hydratant à base d'eau s'évapore en quelques heures ; il est nécessaire d'appliquer une huile pour scellez l'hydratation. C'est le principe de la routine Pro-âge des Bénéfiques : brume florale, sérum à l'aloe vera, puis huile nourrissante à la prune d'Aquitaine.

  3. Buvez régulièrement. Pendant les traitements, le corps se déshydrate. Or nos cellules sont constituées de 70% d'eau, c'est la base de leur bon fonctionnement.

  4. Parlez-en à votre équipe soignante. Notez vos symptômes (sécheresse, brûlures, douleurs, envies d'uriner fréquentes) et évoquez-les avec votre oncologue, votre gynécologue, votre infirmière ou votre pharmacien.

  5. Demandez un bilan périnéal après la chimiothérapie. Certains kinés sont spécifiquement formés à l'accompagnement après un cancer du sein. Moins d'activité, des vomissements, une ménopause induite : tout cela impacte le périnée.

La place d'un soin global comme Intima Rescue

Intima Rescue est un soin 4-en-1 en huile gélifiée pour la vulve et le périnée, formulé à partir de données cliniques et de 30 ans d'expertise de terrain. Sa formule est volontairement minimaliste : sans eau, sans ingrédient de remplissage, chaque composant ayant au moins deux propriétés. Il apaise les sensations de brûlures, les tiraillements et les irritations, hydrate, réparer et protège.

Sans hormones ni perturbateurs endocriniens, 100 % naturel et fabriqué en France, il est noté 100/100 sur Yuka et 20/20 sur INCI Beauty. Il est référencé dans le Vidal, et recommandé  par le premiere centre européen d'oncologie Gustave Roussy. Il est testé sous contrôle gynécologique (100 % de satisfaction).

  • En prévention : une à deux fois par jour, comme pour votre soin hydratant pour le visage.
  • Si la sécheresse est installée : aussi souvent que nécessaire, puis espacez, selon vos ressentis.

 


Sources :


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